Nos déboires avec la police tchèque

C’est en août 2003 que mon ex et moi avons entrepris de passer 15 jours en République Tchèque. Nous optons pour nous y rendre en voiture, depuis Montpellier, afin de jouir d’une totale liberté de mouvement et, sur le retour, de faire éventuellement des détours à Vienne et Venise.

C’est ainsi qu’après une nuit à Strasbourg et une pause déjeuner à Nuremberg, nous arrivons, en fin de journée à Pilsen, seulement distante de Prague d’une cinquantaine de kilomètres.

Fatigués par le trajet, nous décidons d’y faire une halte pour la nuit, d’autant que le Routard y conseillait un arrêt de quelques heures, notamment pour découvrir la brasserie Pilsner Urquell.

Nous prévoyons donc cette visite au lendemain matin et passons une agréable soirée sur place, à profiter d’un concert de jazz gracieusement proposé sur la place de la cathédrale.

Pilsen1

Le lendemain, nous rejoignons le centre-ville en voiture afin de visiter la brasserie et pouvoir rejoindre immédiatement après la capitale tchèque. Nous tournons un peu pour nous garer et finissons par nous placer entre 2 véhicules déjà stationnés là, sur un emplacement encore disponible pouvant vraisemblablement abriter 2 voire 3 voitures. Nous partons ainsi tranquillement vers la brasseries.

Une fois là-bas, nous constatons que de nombreuses personnes sont déjà présentes. Le hall de la brasserie abrite une exposition permanente présentant les différentes étapes du brassage et nous commençons à la regarder, le poste à l’accueil étant pour l’instant vacant. Au retour de notre hôtesse, nous nous enquérons de la possibilité de visiter la brasserie. Elle nous apprend que les visites individuelles ne sont pas possibles mais que nous devons attendre qu’un groupe soit constitué. De plus, le groupe actuellement présent étant déjà complet, il ne nous est pas possible de nous joindre à lui.

Une fois la visite de ce groupe effectuée, nous devrons donc attendre qu’un nouveau groupe d’une vingtaine de personnes soit constitué avant s’effectuer la visite. L’hôtesse n’est donc pas en mesure de nous donner un délai sous lequel nous serons pris en charge.

N’étant pas décidé à “perdre” notre matinée ici, nous décidons alors, quitte a être ici, de finir d’examiner l’exposition dans le hall puis de regagner notre voiture afin de rallier Prague.

Arrivés aux abords de la place autour de laquelle nous étions garés, nous apercevons 2 agents de police qui s’affairent autour de notre véhicule.

policiers tcheques

Nous pressons le pas et constatons qu’ils s’apprêtent à l’entraver d’un sabot.

Un peu stupéfaits, nous tentons de comprendre ; les 2 agents ne parlant pas anglais et nous ne connaissant ni le tchèque, ni l’allemand, nous finissons par comprendre qu’il y avait une portion de trottoir le long de laquelle le stationnement était interdit. Il y avait bien un panneau de signalisation, nous étions garés juste devant, mais incompréhensible, bien évidemment. Ainsi, la voiture garée juste devant nous était bien dans la zone de stationnement autorisée, mais pas nous !!!

Bref, comme nous avons avant la pose du sabot, il ne nous en coûtera que… 15 € de mémoire, mais si le sabot avait été posé, l’amende grimpait à une trentaine d’euros.

Mon ex, comprenant simplement qu’il y avait “plusieurs  tarifs” se croit aussitôt revenu en Bulgarie où nous étions le mois précédent, et où l’ami Bulgare qui nous y accueillait n’a pas cessé d’arroser les policiers locaux de bakchich à chaque contrôle pour qu’ils nous foutent la paix. Mon ex à ainsi cru que tous ces pays de l’ex-Est, c’était bonnet blanc et blanc bonnet, et qu’il en était ainsi ici aussi.

Il tend donc un billet de 10€ aux flics sur un air entendu, pensant s’en tirer ainsi. Les 2 officiers refusent et réitèrent leur explication : c’est 15 € maintenant ou le double dans 5 minutes, une fois le sabot posé. Mon ex continue à me faire les gros yeux pour ne pas que je m’en mêle et que je le laisse négocier, … Sauf qu’il n’y a rien à négocier !!!

Devant l’insistance de mon ex à se croire au souk, le ton monte et les policiers s’énervent. L’un des 2 se saisi alors du sabot qu’ils avaient reposer à notre arrivée. J’avance alors bien énervée en direction de mon ex, l’écarte brusquement, lui lance un “Y en a marre de tes conneries, maintenant on paie !” Et tend la somme demandée aux 2 agents. En échange, et pour faire taire définitivement mon ex qui aura soutenu sa théorie jusqu’au bout, ils nous remettent un récépissé de paiement et nous laisse partir.

Cet article est référencé sur Journal de voyages sous les thèmes : République tchèque, anecdotes de voyage

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Au départ simple blogueuse culinaire, c'est l'amour des voyages et de l'écriture qui m'a conduite à lancer ce blog voyages. Avec mon homme ou en famille, j'aime découvrir d'autres villes, d'autres pays, qu'ils soient tout à côté ou à des centaines/milliers de kilomètres. Et une fois rentrée, je partage avec vous mes impressions, mes conseils, mes expériences...

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