J’ai vécu : se faire planter par son chauffeur en pleine cambrousse malgache…

Épisode précédent : La réserve nationale des Tsingy de Bemaraha

J’ai choisi d’inaugurer cette nouvelle rubrique, dont je vous annonçait la création hier, avec cette petite mésaventure survenue lors de mon séjour à Madagascar, en mai 2005.

Lors de notre halte à Diego Suarez, nous avons circulé sur place soit à pied, soit avec les taxis locaux pour les déplacement nécessitant la voiture. Mais en prévision d’un périple devant nous mener en 3 jours, et voyant que la grande majorité des taxis n’étaient que des 4L incapables de charger 5 adultes et leur sac à dos, nous avons décidé de nous organiser. Pour notre parcours nous menant de Diégo Suarez à Ambanje, en passant par le parc national de la Montagne d’Ambre et  la réserve de l’Ankarana à Joffreville, nous avions donc négocié avec un chauffeur de taxis capable de transporter 5 adultes et 5 sacs à dos pour cette prestation longue durée.

Une fois tombés d’accord sur les conditions du trajet et bien évidemment le tarif, nous voilà donc partis pour ce mini périple sur les routes et pistes malgaches.

taxi-malgache

Grâce à cet accord oral, nous étions assurés de rejoindre les différents sites que nous avions prévus de découvrir, des sites en pleine nature, sans nous soucier de comment nous y rendre et comment en revenir à chaque fois. C’est ainsi que nous avons le plaisir de découvrir en toute sérénité le parc national de la Montagne d’Ambre, puis de rejoindre Joffreville pour y passer la nuit et enfin au matin, rejoindre la réserve spéciale de l’Ankarana. Au terme de cette nouvelle journée de randonnées, nous avions prévu de passer la nuit à Ambanje et d’y laisser notre chauffeur puisque nous prendrions le lendemain matin le bateau pour Nosy Be.

C’est à notre retour de notre journée dans la réserve de l’Ankarana que les évènements prennent une curieuse tournure…

Alors que nous rentrons épuisés de notre randonnée dans la réserve, une randonnée au cours de laquelle nous nous sommes perdus, je vous le rappelle, notre chauffeur nous apprend alors qu’il est seulement disposé à nous ramener sur Diego Suarez, mais pas à pousser jusqu’à Ambanje, comme convenu initialement. Nous le soupçonnons d’avoir réfléchi au fait qu’il serait obligé de faire le retour à vide, le lendemain et que du coup, ça le ferait rentrer chez lui bien trop tard à son goût.
Pressé d’en finir avec cette journée qui commence à mal tourner, nous lui proposons alors de déduire du prix de ses 3 jours de course le supplément que va nous obliger à payer le taxi-brousse. Ce n’est pas pour les quelques 80 000 FMG (à peine 7 euros pour 4 personnes) que nous couterait la course, mais c’est pour le principe.

S’en suit alors une longue discussion : il nous traite de voleurs, devient difficile, nous menace de nous conduire devant les flics. C’est d’emblée la solution que nous préférons éviter devant le caractère très « bakshischable » de ses derniers qui fait de nous, « riches occidentaux » pas du tout habitué à cette pratique, la proie idéale. En effet, sachant que nous étions dans notre bon droit, il était hors de question de rentrer dans ce petit jeu et de soudoyer les autorités locales qui par principe, se seraient rangées, nous le pensons, du coté de notre pauvre chauffeur puisque nous refusions de payer, alors que nous en avions largement les moyens !

Au bout d’une 1/2 heure de palabres, notre chauffeur accepte finalement que nous déduisions le prix du taxi-brousse de sa course. Certes, nous “sauvons notre honneur”, mais la nuit commence à tomber et nous ignorons à quelle heure le taxi-brousse est sensé passer. Nous commençons donc à nous faire à l’idée de patienter encore un bon moment ici, en pleine nature, alors que la nuit commence à tomber et sans savoir à quelle heure nous arriverons à destination.

Heureusement, devant l’attroupement qu’avait occasionné nos négociations, puisque la quasi totalité du village voisin venait s’en mêler, un 4/4 finit par s’arrêter. Il en descend alors un prêtre d’une mission locale qui s’enquiert de la situation. Après lui avoir expliqué notre mésaventure, il se propose immédiatement de nous dépanner et de nous servir de chauffeur pour ce dernier bout de route en refusant le moindre dédommagement, ce qui nous a permis de payer à notre chauffeur de mauvaise foi la totalité du prix convenu !

C’est ainsi que nous avons pu parcourir les 150 km qui nous séparaient encore de notre destination finale. Nous aurons mis un peu plus de 3 heures pour rallier Ambanje et c’est vers 21 heures que tout fini bien, puisque nous avons posé nos sacs dans nos chambres d’hôtel, prêts à savourer un repos bien mérité !

Cet article est référencé sur Journal de voyages sous les thèmes : Madagascar, anecdotes de voyage

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About LadyMilonguera

Au départ simple blogueuse culinaire, c'est l'amour des voyages et de l'écriture qui m'a conduite à lancer ce blog voyages. Avec mon homme ou en famille, j'aime découvrir d'autres villes, d'autres pays, qu'ils soient tout à côté ou à des centaines/milliers de kilomètres. Et une fois rentrée, je partage avec vous mes impressions, mes conseils, mes expériences...

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