Sainte-Foy-Tarentaise : randonnée au hameau du Monal

Sainte-Foy-Tarentaise : randonnée au hameau du Monal

Chalet_Mont_Pourri_Monal

A l’occasion d’un Nouvel An, mon homme et moi avions profité de nos congés pour rendre visite à mon frère, à Valezan, près de Bourg-Saint-Maurice.
Du coup, pour changer du surf et du ski alpin, mon frère, accompagnateur en montagne en Savoie, nous a fait découvrir sa région au travers de randonnées en raquettes.

Pour notre première sortie, il a opté pour une promenade jusqu’au Monal. De Valezan, nous avons pris la direction de Val d’Isère jusqu’au tunnel des Pigettes soit en un peu moins de 3/4 d’heure de route. Juste avant le tunnel, nous sous sommes garés sur le parking d’une dizaine de places et nous sommes équipés de nos raquettes, louées pour l’occasion.

Nous avons immédiatement emprunté la route qui monte en lacets en direction des chalets du Franier. C’est la partie la moins agréable du parcours car il est évident que nous marchons, en dépit de la couche de neige, le long d’une route, la glissière de sécurité parfois apparente nous le rappelle, sans compter que quelques lacets sont nécessaires pour nous éloigner de la route en contrebas et des bruits de circulation.

Panneau-indicateur-monal

En cette belle journée ensoleillée d’hiver, nous avons vite chaud : j’accroche le blouson autour de la taille, et défait la fermeture-éclair de ma veste polaire, ce sera largement suffisant pour mener la montée jusqu’à son terme si le soleil nous accompagne jusqu’au bout. De même, je troque mes gros gants de ski contre des gants plus fins, ceux que j’utilise habituellement à Montpellier. Entre les températures clémentes et l’effort de la montée, inutile de trop se couvrir et de risquer de trop transpirer, les vêtements rendus alors humides risqueraient d’être désagréables à porter si le soleil venait à se cacher.

La neige est bien tassée et les traces de raquettes, de skis de fond ou encore de pneus de 4×4, nous laisse deviner que la piste est régulièrement pratiquée. Aussi, les raquettes en deviennent presque superflues, si ce n’est pour des questions d’accroche, car il est évident que nous ne nous enfoncerons pas sur cette partie du parcours.
Par contre, bien que cette portion est censée être la plus raide , je dois reconnaître que la pente est plus que raisonnable et la montée se fait sans efforts, en même temps, le dénivelé total n’est que de 435 mètres autant vous dire que cette promenade est plutôt d’un niveau facile.

La pente s’adoucit encore, et nous arrivons au Chenal, constitué d’un gîte d’étape et de quelques maisons d’alpages abandonnées à cette époque de l’année. C’est ici que la route s’interrompt et fait place à un sentier pédestre. En été, il est donc facile d’utiliser le Chenal comme point de départ de la ballade.

gite-chenalLe_chenal

Nous en profitons pour faire une pause, (ça fait tout de même plus d’une heure que nous marchons), et pour admirer la vue superbe sur la vallée en dessous ainsi que sur le Mont Pourri. 

Montagne_au_dessus_chenal

Une fois passé le Chenal, nous décidons d’abandonner momentanément la piste qui serpente pour couper à travers la neige poudreuse dans le creux des virages. La pente est plus raide, certes, mais la montée revêt alors un caractère beaucoup plus ludique et nous comprenons alors la pleine utilité des raquettes.
Toutefois, l’exercice est fatiguant et nous finissons par récupérer le sentier jusqu’à La Combaz, une trentaine de minutes après le Chenal. Là aussi, il s’agit de maisons d’alpages, et il n’y a donc pas âme qui vive en ce 31 décembre. Toutefois, les maisons sont charmantes et surtout typiques.

Arrivee_combaz

Nous continuons encore et arrivons au creux d’une combe. Sur la gauche, nous contournons un rocher d’escalade qui constitue le dernier virage avant d’arriver en vue des maisons du Monal.

avant-arrivée -monal

Nous n’avons plus qu’à arpenter les quelques centaines de mètres qui nous séparent des habitations pour pouvoir goûter à la satisfaction d’être arrivés au but avec une agréable facilité.
Nous observons d’autres groupes de personnes qui comme nous, ont profité de cette belle journée d’hiver pour se promener, en raquettes ou en ski de randonnée. J’évalue les randonneurs à une douzaine, et tous profitent des habitations du Monal, des marches d’escalier, pour y faire leur pause pique-nique.

MonalMonal_village

Il doit être près de 14h00 (nous avons quitté le parking à 11h30), et nous avons encore le soleil pour nous réchauffer pendant toute notre pause déjeuner.
Nous repartons trois quart d’heure plus tard, requinqués, et empruntons le même chemin qu’à la montée, à la différence près que nous décidons de couper le plus possible les lacets des virages pour profiter des raccourcis dans la poudreuse.

La descente dans la poudreuse, bien que physique, s’avère très amusante. On coure, on s’y bouscule, on s’y roule, on y glisse, bref, de vrais gamins !!!!
J’ai même fait un remake du générique de La Petite Maison dans la Prairie à courir dans la pente avec de la neige jusqu’aux genoux.
Plus bas, nous improvisons des descentes en luge sans luge !

J’ai bien fait d’investir dans un bon pantalon de surf et de bonnes chaussures de marche car la neige ne pénètre pas, ce qui me permet de profiter au maximum de cette rigolade.

Régulièrement, au cours de notre descente, nous croisons des groupes de personnes qui entreprennent la montée chargés de sacs à dos, ce qui nous laisse présager, compte tenu de l’heure tardive, qu’ils passeront le réveillon du Nouvel An dans l’un des nombreux chalets d’alpage.

Nous arrivons ainsi au parking des Pigettes (à la voiture) à 16h en ayant largement profité de cette promenade très agréable et très ludique qui fait quasiment 10 kilomètres aller-retour.

Il s’agit d’un parcours vraiment facile et accessible même avec des enfants pour peu qu’ils soient un peu habitués à marcher avec des raquettes ; si ce n’est pas le cas, il vaudra mieux attendre la fonte des neiges et l’entreprendre en randonnée classique.
Toutefois, le faible dénivelé, et le parcours rythmé par les différents villages d’alpage permet, même aux moins sportifs, de marcher sans vraiment se rendre compte du chemin parcouru : le paysage n’est pas monotone de sorte qu’on n’évolue pas dans un décor toujours identique, ce qui évite de se lasser.

Moi qui ne suis pas, habituellement une adepte de la marche à pieds, quelque soit sa forme, je dois admettre que j’ai pris un réel plaisir tout au long de cette ballade vraiment accessible au plus grand nombre.

Et puis une fois rentrés et bien au chaud à la maison, après une telle journée, il n’y a rien de mieux pour se requinquer qu’un bon chocolat chaud maison ou un lait de poule pour les moins raisonnables.

Cet article est référencé sur Journal de voyages sous les thèmes : France, Rhône-Alpes, Savoie, Sainte-Foy-Tarentaise, randonnée

 

Copyright©2012 “Talons hauts & sac à dos” by LadyMilonguera

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About LadyMilonguera

Au départ simple blogueuse culinaire, c'est l'amour des voyages et de l'écriture qui m'a conduite à lancer ce blog voyages. Avec mon homme ou en famille, j'aime découvrir d'autres villes, d'autres pays, qu'ils soient tout à côté ou à des centaines/milliers de kilomètres. Et une fois rentrée, je partage avec vous mes impressions, mes conseils, mes expériences...