Odeillo : four solaire

Odeillo : four solaire

Four_solaire-Odeillo

Ayant passé l’une de nos vacances à Font-Romeu, mon homme et moi, ne pouvions décemment pas y passer quelques jours sans consacrer 1 heure ou 2 à la visite du four solaire d’Odeillo, cet impressionnant édifice dans lequel la montagne se reflète.

Situé en contrebas de Font-Romeu, sur la partie de la commune portant le nom d’Odeillo, il est très facile de s’y rendre pour plusieurs raisons : la première, c’est qu’on ne voit que lui ce qui facilite la navigation “à vue”, la seconde est qu’il n’y a qu’une seule route correspondant à la direction, et enfin pour ceux ayant vraiment d’énormes difficultés d’orientation, les panneaux indiquent le chemin à suivre !!!

four solaireLes héliostats mobiles

Un parking, situé à une cinquantaine de mètres du four, nous permet d’y laisser notre véhicule.

A l’accueil, nous déboursons les 12 € (possibilité de payer en chèques vacances) que nous coûtent 2 entrées adultes, ce qui comprend l’accès à l’exposition permanente, la projection d’un film sur l’activité du four solaire et une démonstration en extérieur.

La projection du film étant programmée toute les 1/2 heures, nous n’avons pas longtemps à attendre avant d’être dirigés vers la salle de projection par une annonce micro.
Cette salle contient, à vue de nez, … une soixantaine de places.
Le film, dure une dizaine de minutes et nous renseigne sur la nature des activités et des travaux menés à l’intérieur du four solaire ainsi que son fonctionnement.
Ainsi, nous apprenons, que le four est entièrement exploité par le CNRS et dédié à la recherche sur des nouveaux matériaux liés à l’aérospatiale, l’aéronautique et l’industrie.
En effet, l’utilisation de l’énergie solaire permettant d’atteindre en quelques secondes à peine des températures extrêmement élevées, il leur est ensuite facile de reproduire en laboratoire des conditions analogues à celles que rencontrent les engins spatiaux dans l’espace (très hautes températures et vide principalement).
Pour ce qui est du fonctionnement du four, il nous est expliqué que la lumière du soleil se reflète d’abords sur chacun des miroirs plans, les héliostats, situés en face du four. Ceux-ci sont mobiles afin de pouvoir suivre le soleil dans sa course et constituent une surface totale de 2900 m.
Il réfléchissent ensuite les rayons sur la parabole et c’est elle qui les concentre ensuite et les renvoie sur une tour située à 18 mètres de la parabole, entre cette dernière et les héliostats.

Odeillo-schema

La construction du four solaire s’est entièrement faite à l’initiative et sous la direction du CNRS qui l’exploite aujourd’hui ; le site choisi, la taille de chacun des éléments, … tout a été étudié dans le moindre détail et optimisé pour mettre au point le four le plus puissant qui puisse exister, même encore aujourd’hui.
Cette projection, bien qu’instructive quant à l’utilité du four et à la nature des travaux menés, reste tout de même assez théorique, et je pense, trop abstraite pour pouvoir intéresser de jeunes enfants.

Ces derniers, seront à mon sens, beaucoup plus intéressés par l’exposition permanente sur les énergies renouvelables, le soleil et la lumière où, en plus des panneaux d’affichage explicatifs, sont utilisées de nombreuses maquettes animées, et donc ludiques, un film et une borne interactive, permettant de rendre les thèmes abordés plus concrets et plus réels.
La découverte de cette exposition se fait tout à fait librement, chacun passant à son rythme, d’un panneau à l’autre.

Odeillo-expo

Pour finir, nous avons eu droit à une démonstration en extérieur, sur le fonctionnement du four solaire et sur la logique qui guida Félix Trombe, le concepteur des fours de Mont Louis et d’Odeillo, dans le développement du principe.
Pour ce faire, ce vieux Félix a eu l’idée de détourner le projecteur d’une DCA allemande abandonné là par les nazis lorsqu’ils ont évacué la région à la fin de la guerre.

Dans son utilisation classique, cette parabole est utilisée pour obtenir un large faisceau lumineux à partir d’une source lumineuse plus limitée et ainsi balayer le ciel, en pleine nuit, à la recherche d’avions et de parachutistes.
Félix Trombe a eu l’idée de l’utiliser à l’inverse de se servir de la courbure de la parabole pour concentrer la lumière du soleil en un point et ainsi obtenir un faisceau lumineux plus puissant. C’est exactement ce même principe qui est utilisé sur le four solaire, à une échelle démultipliée bien entendue.
En quelques manipulations permettant d’orienter la parabole de DCA convenablement, la guide, a recréé ce faisceau concentré ; à la surface de la parabole, un point lumineux de quelques centimètres carrés est visible, c’est le foyer, c’est à dire le point où se rencontrent la multitude des rayons lumineux ayant préalablement frappé le reste de la parabole. Sur le four solaire, ce foyer mesure 40 centimètres de diamètre.

Démonstration du concept avec un projecteur de DCA

La guide a alors placé un bâton de bois en face du foyer qui s’est instantanément mis à fumer, et en à peine 2 secondes, s’est embrasé.
Personnellement, c’est cette partie de la visite que j’ai le plus apprécié car elle m’a permis de réaliser et de visualiser à une échelle humaine, ce qui est reproduit à une échelle gigantesque dans le four.

Aussi, afin de profiter au maximum de cette démonstration, je ne saurai trop vous conseiller de ne visiter le four solaire que par beau temps, car bien évidemment, la démonstration n’est pas réalisable si le ciel est couvert.
Or, il serait vraiment dommage de se priver de cette démo dans la mesure où c’est l’instant le plus “parlant” et le plus impressionnant de la visite, surtout avec des enfants. Ça vaut bien plus que tous les discours et explications qui pourraient être fournis.
S’il n’y avait pas eu cette démonstration, j’aurai jugé le prix payé cher pour la nature de la visite, mais telle qu’elle est aujourd’hui, elle permet de viser et d’intéresser un large public, chacun trouvant son compte à un moment donné.

Pour 1h30 à 2h de visite, un famille classique (2 adultes, 2 enfants) devra compter une vingtaine d’euros pour découvrir le site.

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About LadyMilonguera

Au départ simple blogueuse culinaire, c'est l'amour des voyages et de l'écriture qui m'a conduite à lancer ce blog voyages. Avec mon homme ou en famille, j'aime découvrir d'autres villes, d'autres pays, qu'ils soient tout à côté ou à des centaines/milliers de kilomètres. Et une fois rentrée, je partage avec vous mes impressions, mes conseils, mes expériences...

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