Fouler la Grande muraille et faire de la luge à Mutianyu

Fouler la Grande muraille et faire de la luge à Mutianyu
Épisode précédent : La colline de Charbon à Pékin

Il n’est pas concevable de préparer un voyage en Chine sans y prévoir une visite de la Grande Muraille de Chine, ce serait comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel !

La Grande Muraille est un ensemble de fortifications militaires édifié au IIIème siècle avant JC sous l’empereur Qin Shi Huangdi, aussi connu pour son mausolée et son armée de soldats en terre cuite découverts aux environs de Xi’an. Avec ses 6 700 km de long, la Grande Muraille constitue la plus grande structure architecture construite par l’homme.

Elle figure au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987 et a également été désignée comme l’une des “7 nouvelles merveilles du monde”.

muraille_de_chine_Mutianyumuraille-chine

Notre organisateur de voyage a donc inscrit ce site à notre programme dès le deuxième jour, histoire de ne pas trop faire attendre tous ceux, dont je faisais partie, pour qui la Grande Muraille constituait un peu le Saint Graal.

Si les sites de Badaling et Jinshanling sont les accès les plus connus et les plus visités, nous nous sommes rendus à Mutianyu, à 70 km au nord-ouest de la capitale. Cette section de la Grande Muraille est plus ancienne que celle de Badaling et est réputée pour avoir une construction de meilleure qualité par rapport aux autres sections de la Muraille.

En bus, au départ de Pékin, le trajet se fait en à peu prés 1h30. Au fur et à mesure que nous approchions, sur la dernière vingtaine de minutes, la silhouette de la muraille se découpant sur la crête aiguisait notre curiosité et notre impatience.

Le bus s’est garé dans un des parkings prévus à cet effet et à pieds, notre groupe a gagné le départ du téléphérique. Pendant les quelques minutes qu’a duré la montée (tout de même un peu raide), nous avons longé de part et d’autres des échoppes vendant t-shirts, fruits séchés divers et variés, objets en jade, etc…
Au départ du téléphérique, le guide nous propose 2 solutions pour accéder à la muraille (ça monte, ça monte) : à pieds en une quarantaine de minutes, ou par le téléphérique en une dizaine de minutes.

Notre temps sur place étant compté (à peine 1h30), nous optons pour la seconde solution qui nous permet ainsi d’optimiser notre présence sur la muraille.
Pour quelques yuans, nous prenons donc un aller-retour et prenons place dans des œufs d’une capacité de 6 personnes ; il ne manque plus qu’un peu de neige, et on se croirait au ski !!!

Nous survolons ainsi la muraille et sommes déposés à ses pieds, nous n’avons plus alors qu’à emprunter les escaliers pour la fouler enfin !
Evidemment, en restant à proximité du téléphérique, une fois passée l’excitation première de fouler ses pierres, nous déplorons la foule agglutinée là.

Muraille

Par-dessus la muraille, nous admirons l’immensité de la montagne qui s’étend sous nos yeux, et cette muraille, qui serpente, tel un ruban infini, au milieu de la végétation et qui s’éloigne aussi loin que notre regard puisse la deviner.

Muraille - crête

Le spectacle est grandiose, magnifique, magistral, …, une vraie merveille, …, vraiment à la hauteur de nos espoirs, de nos fantasmes, de notre imagination alimentée depuis des années par les images de ce mythe.

Muraille - au milieu forêt

Aussi, mon homme et moi décidons de mettre à profit le temps restant pour rejoindre sur la muraille un autre téléphérique situé à 7 ou 8 tour de guet plus loin. Rapidement, notre choix s’avère être le bon puisqu’une fois dépassées les 2 ou 3 premières tours de guet, nous ne croisons que de rares courageux qui, à l’inverse de nous, sont montés par l’autre téléphérique et entendent redescendre par celui que nous venions d’emprunter. Comme quoi, [iShare]seuls – ou presque – sur la mythique Grande Muraille, c’est possible !!![/iShare]
Je dis bien “courageux” car la marche sur la muraille de Chine est loin d’être aisée et s’avère rapidement pénible.

Muraille - elle affleureMuraille - panorama

En effet, tout d’abords, la muraille épouse la crête de la montagne de sorte qu’elle suit parfaitement le relief, c’est donc une vraie montagne russe qui met les cuisses à rude épreuve à cause des successions de montées et de descentes. De plus, comme si ça ne suffisait pas, le sol n’est pas lisse mais est constitué uniquement de marches. En fait, la Grande Muraille est un escalier géant long de plus de 6 000 kilomètres !!!
Et pour finir, ces marches sont inégales, parfois très hautes à l’approche des tours de guet et souvent trop basses entre, de sorte qu’on est constamment en train d’adapter son pas pour tomber juste, et c’est cet effort qui devient vite pénible. Au bout d’un temps, nous avons pris le parti, au lieu de monter et d’attaquer les marches de front, de les prendre transversalement en allant d’un bord à l’autre, d’un bord à l’autre, …
Du coup, ça rallonge nettement la distance parcourue mais ça offrait l’énorme avantage de pouvoir adopter un pas et une foulée bien plus naturelle.

Je ne peux alors m’empêcher de réfléchir à cette idée très largement répandue selon laquelle la Grande Muraille serait visible à l’œil nu depuis l’espace et à force de faire les 4 à 5 mètres de distance qui séparent les 2 bords de la Muraille, je commence sérieusement à douter que cette largeur suffise à la faire repérer d’aussi haut… surement un fantasme populaire destiné à alimenter ce mythe…

Le ralliement des 2 téléphériques par la muraille nous a bien pris 3/4 d’heure, et une fois à destination, nous avons eu la surprise de pouvoir emprunter [iShare]un toboggan pour redescendre de la Grande Muraille[/iShare] et retourner au parking. En effet, les chinois ont aménagé une espèce de piste de bobsleigh métallique dans laquelle ils font circuler des luges individuelles à roulettes équipées d’un manche permettant de maitriser sa vitesse.

Muraille - piste toboggan

C’est bien entendu la solution que nous avons choisi pour redescendre, le prix étant en plus compris dans le billet aller-retour que nous avions pris.
Je me suis donc installée dans ma petite luge, le levier entre les jambes, non sans ressentir une petite inquiétude quant à l’éventuelle légèreté des normes de sécurité chinoises !!!

Muraille - départ toboggan
J’ai donc laissé passer mon homme devant afin de ne pas risquer de le gêner, de le freiner. Toutefois, je reconnais que mes craintes étaient infondées, mon manque de vitesse m’ayant même obligée par moment à m’aider des mains pour avancer ! Même un enfant aurait pu y arriver !!!
Bref, si la descente est faisable raisonnablement en 5 minutes, la mienne en a duré plus de 10 !
A l’arrivée, une petite tasse de thé au jasmin nous a permis de nous remettre de nos émotions et la guide nous poussait déjà dans le bus pour le retour.

Bref, la découverte de la muraille à Mutianyu m’a, sans nul doute laissé [iShare]le souvenir le plus marquant de mon voyage en Chine[/iShare], et m’a donné la preuve que même sur l’un des sites touristiques les plus fréquentés au monde, on parvient à s’éloigner de la foule et à sortir des sentiers battus.

Cet article est référencé sur Journal de voyages sous les thèmes : Chine, Huairou, Mutianyu

Copyright©2012 “Talons hauts & sac à dos” by LadyMilonguera

[geo_mashup_map]

About LadyMilonguera

Au départ simple blogueuse culinaire, c'est l'amour des voyages et de l'écriture qui m'a conduite à lancer ce blog voyages. Avec mon homme ou en famille, j'aime découvrir d'autres villes, d'autres pays, qu'ils soient tout à côté ou à des centaines/milliers de kilomètres. Et une fois rentrée, je partage avec vous mes impressions, mes conseils, mes expériences...

Parse error: syntax error, unexpected 'else' (T_ELSE), expecting end of file in /homepages/31/d468084029/htdocs/talonshauts-et-sacados/wp-content/themes/Voxis/comments.php on line 105