Le lendemain de notre découverte du parc national de la montagne d’Ambre, nous avons entrepris de partir à la réserve spéciale de l’Ankarana.
Comme la veille, l’accompagnement par un guide est obligatoire et nous optons pour un circuit de 4 à 5 heures.
Premier accrochage avec l’ANGAP qui nous fournit un guide qui ne parle pas un mot de français !!!! Rien n’y fait et nous partons quand même !
Rapidement, ce massif se révèle plus accidenté que celui pratiqué la veille. Nous ne cessons de crapahuter et de redescendre. De nombreuses grottes balisent notre parcours dont certaines servent de cadre à des rites sacrés. Nous devons donc respecter les mêmes fady que la veille et apprenons, que si nous descendions de je ne sais plus quel peuple local, l’accès à ce site nous aurait été interdit à cause des souffrances que nos ancêtres auraient infligé aux rois Antankarana !!!
Comme la veille, une flore et une faune endémiques s’offrent à nous et notamment des lémuriens
… et d’autres dont je me serait bien passée…
Ce massif abrite également des tsingy, des zones de reliefs constitués de coraux fossilisés puis érodés qui s’élèvent à une centaine de mètres de haut. Nous avons ainsi un avant-goût du spectacle qui s’offrira à nous 15 jours plus tard lors de la visite du parc des Tsingy de Bemaraha.
Nous finissons la randonnée par la montée un magnifique panorama qui domine tout le massif de l’Ankarana jusqu’à l’océan.
Le paysage qui s’offre à nous est superbe et nous ne regrettons pas la longue montée sous le soleil de plomb de quelques 3/4 d’heure.
C’est au retour de la ballade, que les choses se compliquent : le guide, pressé de rentrer chez lui presse le pas. Notre petit groupe composé de 5 personnes se scinde alors en 2, aidé en cela par une multitude de petits lacets très serrés qui nous font perdre très rapidement de vue la tête du groupe pourtant à quelques mètres de nous.
Nous finissons donc par nous retrouver seuls derrière et ce qui devait arriver arriva, le guide nous a perdu !!!
Continuant à suivre le seul sentier qui s’offre à nous, nous finissons par retrouver le bureau de l’ANGAP, le point de départ de notre ballade, et nous constatons alors que nous sommes les premiers !!!!
3/4 d’heure plus tard, la tête de groupe arrive enfin et nous apprenons alors que le guide s’est également paumés…
En parlant avec les gens sur place, nous apprenons que notre guide n’est en fait qu’un pauvre bougre du village voisin, qu’il est sans travail et que l’ANGAP le fait travailler de temps en temps comme guide de dépannage !
Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises.
C’est le moment qu’à également choisi notre chauffeur, avec qui nous voyageons depuis 3 jours, pour nous apprendre qu’il refuse tout net de nous amener à Ambilobe, comme convenu initialement. En effet, ce n’est qu’à une trentaine de km, mais la piste est mauvaise et vu l’heure tardive, ça le ferait rentrer chez lui bien trop tard à son goût.
Pressé d’en finir avec cette journée qui commence à mal tourner, nous lui proposons alors de déduire du prix de ses 3 jours de course le supplément que va nous obliger à payer le taxi-brousse. Ce n’est pas pour les quelques 80 000 FMG (à peine 7 euros pour 4 personnes), mais c’est pour le principe.
S’en suit alors une longue discussion : il nous traite de voleurs, devient difficile, nous menace de nous conduire devant les flics. C’est d’emblée la solution que nous préférons éviter devant le caractère très « bakshischable » de ses derniers qui fait de nous, « riches occidentaux » pas du tout habitué à cette pratique, la proie idéale. En effet, sachant que nous étions dans notre bon droit, il était hors de question de rentrer dans ce petit jeu et de soudoyer les autorités locales qui par principe, se serait rangées du coté de notre pauvre chauffeur puisque nous refusions de payer alors que nous en avions largement les moyens !
Au bout d’une 1/2 heure de palabres, notre chauffeur accepte finalement que nous déduisions le prix du taxi-brousse de sa course. C’est finalement, le prêtre d’une mission locale qui nous prend en stop en refusant le moindre dédommagement ce qui nous permet de payer à notre chauffeur de mauvaise foi la totalité du prix convenu !
Les 150 km qui nous séparent de notre destination finale, Ambanje, seront alors parcourus en un peu plus de 3 heures et c’est vers 21 heures que nous poserons nos sacs dans nos chambres d’hôtel, prêts à prendre un repos bien mérité !
Copyright@2012 “Talons hauts & sac à dos” by LadyMilonguera
La vue, magnifique, valait bien cette brève rencontre avec l’effryant serpent !
Effrayant serpent qui ne voulait pas bouger du sentier et qu’il a fallu que nous enjambions pour passer… Du coup, la seule solution pour que je passe, c’était de monter à califourchon sur le dos de mon homme le temps d’enjamber la bestiole… Véridique !!!
Trop chou le Lémurien, beaucoup moins le serpent … :s
Sympa pour le guide … c’est quand même pas bien sérieux, et niveau sécurité, bof bof …
Et puis le chauffeur pas très pro. non plus … A partir du moment où on paie on a le droit au service convenu, c’est pas parce qu’on a de l’argent qu’on doit se débrouiller à trouver une autre solution quand même …
lovetravelaroundtheworld Articles récents..Fin
Disons simplement que c’est une autre mentalité… comme on dit là-bas, « mora-mora »…
Encore un endroit superbe, malgré cette rencontre inattendue qui m’aurait aussi fait bien peur…
Une porte sur deux continents Articles récents..Le chemin des peintres de l’Estaque
Il est clair que j’ai largement préféré les lémuriens
Quand on pense que le guise a été incapable de nous dire de quel espèce il s’agissait, s’il était vénéneux ou pas… J’en ai encore des frissons !
Du coup la visite vous l’avez faite en quelle langue? Ca l’air d’être quelque chose! Les paysages sont superbes par contre, ça devait valoir le coup de passer par ces épreuves. Par contre, c’est vrai? Le guide s’est paumé?
Lucie Articles récents..Quelques heures sous le soleil anglais: Richmond
En fait, la cousine de mon homme, qui dirigeait l’Alliance Française de Morondava depuis plus d’un an, parlait malgache et traduisait… Et véridique, le pseudo-guide s’est bel et bien paumé !!!!
Aujourd’hui, j’en rigole, mais sur le coup, on était tous très énervés !!!
Je découvre ton blog à l’instant et je le trouve vraiment cool ! Cette journée avait l’air épique; j’en reviens pas que le guide vous ait d’abord laissé vous éloigner derrière et ensuite se soit perdu; ensuite, le chauffeur et la possible visite chez les flics !! ça devait pas être drôle sur le coup mais ça fait une super histoire à raconter sur ton blog
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Myriam Articles récents..Que faire à Pékin ? Découvrir les Hutongs …
Épique… c’est le mot juste ! Effectivement, nous non plus sur le coup, nous n’y croyions pas trop, mais nous avons rapidement du nous rendre à l’évidence, nous étions bel et bien dans une situation improbable…
Heureusement, tout s’est bien terminé au final et aujourd’hui, ça nous fait une chouette anecdote à raconter, d’autant que cette « insouciance » est assez représentative de Madagascar.
Je te remercie de ta visite et espère te revoir régulièrement.
Je ne suis qu’à moitié étonné par le guide qui n’est pas très professionnel. J’ai vécu un peu le même genre en Afrique de l’Ouest. Il faut reconnaître que le tourisme n’est pas parmi leurs priorités et ils manquent de professionnalisme, ça viendra…
Julien Articles récents..10 conseils pour préparer son sac à dos
Effectivement, c’est le moins qu’on puisse dire : l’ANGAP rend obligatoire l’accès à la réserve conditionné à l’accompagnement d’un guide et eux-même n’en ont pas sous la main… C’est un peu léger, mais bon… On s’en est sortis
Ah oui, j’ai repéré le petit lémurien dans l’arbre, trop mignon !
Catherine Articles récents..Des mots, une histoire – 63
quelle belle visite, les photos sont superbes…
par contre la rencontre avec le serpent m’aurait fait très très peur !!
manue
Rassures-toi, je n’ai pas aimé non plus
Rassures-toi, je n’ai pas aimé non plus